Pour eux je viens à pas plus doux

Pourquoi chaque jour, je reprends ma marche. Tous les matins, la ville s’éveille sans moi, ou plutôt malgré moi, comme une dormeuse qui ignore qu’on veille à son chevet. Les rideaux de fer remontent avec un fracas d’orage, les cafetières crachotent leurs premières confidences, les cartables courent. Je longe les mêmes rues, les mêmes trottoirs Lire plus …