conjurer l’absence

conjurer le réel, rêver éveillé | faire reculer les ombres jusqu’au matin | trouver l’élan dans la lumière, garder l’espoir, doux et flamboyant | étreindre le monde avec tendresse | effacer l’écho du réel | l’absence s’insinue comme une brume, drape les rêves d’un voile obscure | se lever chaque matin, nostalgie teintée

laisser défiler les souvenirs dans une danse infinie rythmée par la mélodie de ta voix qui résonne encore à l’intérieur | rires évanouis, joies feintes depuis | chercher ta présence à travers les ombres | jardin secret où la rose sombre arbore le reflet de l’absence

conjurer l’absence, briser les chaînes | semer les mots qui apaisent la peine | tisser l’espace de souvenirs vivants | faire éclore l’amour, malgré les vents

scruter l’horizon, l’âme dénudée | voir dans chaque nuage un visage, dans chaque étoile filante, une pensée divine lorsque le ciel se couvre des plus sombres nuées | invoquer le temps, maître impassible, adoucir la morsure du divisible | faire appel aux saisons, emportées par le vent, mères du vivant

conjurer l’absence car elle n’est pas la fin | façonner les cœurs, les rendre plus sereins | dans l’espace du manque cultiver l’espoir, promesse d’un lien qui ne se peut éteindre.
au fil des jours, faire vivre ton image | dans chaque crépuscule, tourner une page | conjurer l’absente, apprendre à respirer, transformer l’absence en une douce clarté

entendre dans le murmure du vent ton souffle, ton rire, onde vitale | souvenirs d’hier, comme une douce caresse, efface l’absence | retrouver en moi la trace de ta lumière,
Conjurer l’absence, aimer sans fin | dans mon cœur, où jamais tu n’es éteint•e

façonner les âmes, les rendre plus sereines, lier les coeurs en une douce cadence car l’absence n’est pas la fin

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