Terreurs nocturnes

Enfants, nous passions nos étés ma sœur et moi à redécouvrir les recoins de cette maison ancienne qui fut jadis notre refuge. Les fenêtres, aux carreaux fendillés, laissaient filtrer la lueur blafarde de la lune. Dans le salon, nous retrouvions les fauteuils défoncés où nous avions tant ri l’après-midi. Mais la nuit, c’était comme si Lire plus …

Ravagés

À l’intérieur, les visages s’entassent. Ils ne demandent pas la permission pour apparaître, ils surgissent dans les angles morts de la conscience. Les visages précipités les uns dans les autres sans membrane séparatrice se confondent dans leur chair même. La nuit les fait remonter du fond, là où séjourne ce qui n’a jamais eu de Lire plus …

J’ai vu, je suis.

J’ai vu, j’ai observé sans comprendre. Bruits, sons, paroles, phrases. J’ai appris à faire du vélo devant la maison. J’ai fait du vélo dans les landes. J’ai fait du vélo dans Paris. J’ai suis allée de Saint-Jean-de-Luz à Bordeaux en vélo. Je ne sais plus faire de vélo. J’ai mangé à la maison le midi Lire plus …

Nous ?

Nous partions le matin, rentrions le soir sans l’inquiétude de n’avoir pas été joignable. Pas de sms. Pas de portable. Nous avions l’esprit léger. L’été ou à la nouvelle année, nous recevions des cartes postales aux textes brefs, mais uniques, car écrites par la main d’un ami ou d’un membre de la famille. La nuit, Lire plus …

C’était le temps des fleurs…

C’était le temps des routes nationales sans péage, des vacances qui coutaient pas cher, un sac à dos, une toile de tente, des pistes cyclables dans les landes, des allergies au soleil, des trains Corail où on passait la nuit pour arriver quelque part, des paquets de chips et des chewing-gums C’était le temps des Lire plus …