Mots manquants

Les mots manquent, le corps parle.

Les lèvres s’arrondissent ou se serrent,
l’index rejoint le pouce pour dire la précision,
la main s’ouvre à plat sur la table puis se ferme,
et tout est dit.

Les épaules montent,
restent hautes, l’inquiétude s’installe,
elles retombent d’un coup et l’espoir n’est plus.

Les pieds pivotent,
cherchent la sortie avant même l’idée de fuite.

Le souffle retenu endure,
le soupir long dompte ce qui gronde.
Le souffle est ponctuation.

La voix tremble avant les mots.
Le même mot dit avec douceur ou dents serrées n’est pas le même mot.

Puis viennent les silences.
Il y a celui qui protège, qu’on pose autour de la douleur trop grande.
Il y a celui qui punit, froid, dur, comme une porte fermée.
il y a celui qui attend, tendu, suspendu, et qui demande sans dire.

Le silence est peut-être le langage le plus honnête,
celui que personne n’a appris,
celui qui jamais ne ment.


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