Sous la tente en colonie de vacances, enfant à l’île de Ré, je me souviens de l’odeur de la chaleur sous la tente et de mon maillot de bain une pièce de couleur bleu marine avec des étoiles de mer jaunes couvert de sel.
Dans une chambre d’ami, chez mon cousin près de Toulouse, les murs étaient recouverts d’un papier peint de couleur claire. La maison était de plain pied.
Assise dans un wagon de train Corail, j’allais à Toulouse chez ledit cousin.
Dans le métro entre Gare d’Austerlitz et Laumière, je somnolais après avoir quitté Jussieu où je suivais mes études pour me rendre dans un collège du XIXe où j’étais surveillante, j’y revenais en fin de journée pour les TD. J’ai encore la carte orange de l’époque dans un tiroir.
Dans un sac de couchage, une nuit d’étape dans un village berbère marocain, Imli, avant l’ascension du Mont Toubkal. Mon sac de couchage était violet et rose fuschia, mon sac à dos, bleu ciel.
Sous la tente, alors que je traversais les Landes à vélo avec des amis. Nous allions de camping en camping. Pour l’occasion, j’avais acheté un vélo Peugeot de couleur bleu.
Sous un saule pleureur allongée sur une chaise longue un après-midi d’été. Je me souviens du chant des oiseaux juste avant l’abandon tandis que le sommeil me gagnait.